in their own words: Preston Manning, Ecofiscal advisor

En leurs propres mots : Preston Manning, Conseiller

Preston Manning - Rapport annuel 2015 - Commission de l'écofisaclité du Canada
L'eau La pollution Technologie et innovation Villes durables

De notre Rapport Annuel 2015.

On me demande souvent comment j’arrive à concilier intérêts environnementaux et valeurs économiques conservatrices. À mes yeux, ça ne soulève en soi aucun conflit philosophique. Après tout, les mots « conservation » et « conservatisme » ont la même racine.

Il faut dépasser ce mode de pensée qui oppose économie et environnement. Être fiscalement conservateur, c’est croire qu’on ne peut vivre au-dessus de nos moyens. Ce qui est aussi un concept écologique. Nous devons équilibrer notre budget écologique pour éviter de léguer aux futures générations des dettes et déficits environnementaux.

Preston Manning - Rapport annuel 2015 - Commission de l'écofisaclité du Canada

Dans l’arène politique, les conservateurs sont sans doute les plus solides partisans des mécanismes du marché. Or, l’une des meilleures approches de protection de l’environnement consiste à mobiliser ces mécanismes. Il faut toujours établir le coût de revient complet de toute activité économique. C’est-à-dire évaluer ses impacts environnementaux, déterminer par quelles mesures éviter ou atténuer ces impacts, puis intégrer le coût de ces mesures aux prix du produit.

Voilà la priorité de la Commission de l’écofiscalité. Voilà aussi pourquoi j’ai voulu en faire partie et me joindre à son Comité consultatif. La protection de l’environnement est un enjeu essentiellement transpartisan qui rapproche plusieurs tendances politiques et idéologiques.

Et le moment est venu d’agir. Comme l’indiquent de nombreuses données, les économies les plus performantes investissent davantage dans la protection et la conservation de l’environnement. Ici, nos décideurs sont désormais nombreux à s’intéresser à la question. Il ne s’agit plus de les convaincre d’agir, mais de leur proposer des solutions concrètes.

Et c’est exactement ce que font les rapports de la Commission. Ceux de 2015 ont privilégié la tarification du carbone. Mais cette notion d’intégrer le coût des impacts écologiques au prix des produits s’applique à toute forme de pollution ou de problème environnemental. Je me réjouis de collaborer aux futurs travaux de la Commission sur l’élaboration de solutions axées sur le marché et leur application à des enjeux comme la conservation des eaux et les déchets municipaux, ou à l’internalisation des coûts environnementaux de sources renouvelables comme l’énergie hydroélectrique, nucléaire, solaire ou éolienne.

Équilibrer notre budget écologique : ce mot d’ordre peut rassembler les gens de toute couleur politique. On ne pourra y arriver d’un seul coup. Mais en travaillant rigoureusement, nous en récolterons des emplois, des revenus, des innovations et un environnement plus sain.

Lire le rapport annuel 2015

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